BIOGRAPHIE

Certains tombent, tout petit, dans les marmites de potion, d’autres dans les fosses d’orchestre. Un père hautboïste, un oncle ténor, la musique fait partie intégrante du paysage de Benjamin Ribolet. Passionné de classique et de jazz, c’est dans la pratique du violon que se concentrent, très tôt, les premiers émois.

Si les cordes trouvent une résonance particulière, comme sur le remarquable travail pour quatuor de Bible, les récits fondateurs, Benjamin s’épanouit plus largement dans l’écriture orchestrale. Alvinnn!!! & the ChipmunksXiaolin Chronicles, le compositeur brille dans l’animation, support propice aux partitions fournies. Dans Attention Menhir!, dernière attraction du Parc Astérix, il signe un thème réjouissant et enlevé, s’inscrivant dans l’héritage de ses prédécesseurs, Gérard Calvi en tête. Une occasion de s’affirmer à la direction d’une grande formation, les soixante-quinze musiciens de l’Orchestre national d’Ile-de-France.

Influencé par les œuvres de Williams et Goldsmith, difficile de ne pas retrouver parfois, une filiation avec un autre nom, Alexandre Desplat. Dans le film documentaire La turbulence Rodin, de Claire Duguet et Leslie Grunberg, l’on retrouve ainsi une même gestion de la tension, une même délicatesse dans la mise en valeur de la thématique. Une proximité qui n’empêche en rien l’émancipation. Dans Pérou, par delà les chemins sacrés, Benjamin livre une composition personnelle et lumineuse, mariant avec finesse instruments exotiques et timbres jazz, dévoilant une identité forte mais jamais étouffante. Un gage évident de maturité.

par Hubert Charrier – La Grande Evasion

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